Base de données - Genealogie.Quebec - page de Marie Major (1637 - 1689)
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Marie Major 1, 2 (1637 - 1689)

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Elle est la fille de Jean Major 2, 3 et Catherine Le Pété 2.

Elle est la filleule de Marie Marain 4 et Paul ses Michault 3.

Elle est baptisée le 26 février 1637 à Saint-Thomas, Touques, Lisieux, France 2, 3, 5Copie de l'acte de baptême: Marie fille de Jean major fit baptisée le vingt siIesme jour de febvrier mil six centz trente sept paul ses michault et marie fille de michel marain
parain et marainne . Marie Major et Antoine Roy dit Desjardins signent un contrat de mariage le 6 septembre 1668 par devant Jean Lecomte. Elle épouse Antoine Roy dit Desjardins fils de Catherine Bauldard et Olivier Roy le 11 septembre 1668 à Notre-Dame, Québec, Capitale-Nationale, Québec, Canada 1, 2. Elle décède le 8 décembre 1689 à l'hôpital Hôtel-Dieu, Québec, Québec, Québec.

Liste de ses enfants connus:

+ 1. Pierre Le Roy dit Desjardins (1669 - ) 1 (de Antoine Roy dit Desjardins)

Marie Major est confirmée le 25 mai 1669 à Québec. Pierre Le Roy dit Desjardins, Marie Major et Antoine Roy dit Desjardins résident à Batiscan, Champlain, Québec en 1681 1. Voir aussi http://www.sergine.com.


Roman historique - Marie Major:
Copie de l'acte de baptême: Marie fille de Jean major fit baptisée le vingt siIesme jour de febvrier mil six centz trente sept paul ses michault et marie fille de michel marain
parain et marainne

a. Roman historique - Marie Major: Note de l'auteure

Cette Fille du roi, arrivée en Nouvelle-France en l'an de grâce 1668, a épousé Antoine Roy dit Desjardins, un soldat du régiment de Carignan. Seize ans après leur mariage, Antoine fut assassiné dans le lit de sa maîtresse. Le meurtrier, on l'aura deviné, était le mari trompé.
Il y eut procès, l'assassin échappa de justesse à la pendaison, la maîtresse d'Antoine fut condamnée au bannissement perpétuel et tous les biens de Marie furent saisis.
Issue d'une famille bourgeoise de la Normandie, Marie Major connut, dès son arrivée en Nouvelle-France, une véritable dégringolade sociale. Dégringolade qui atteignit son point ultime après la mort de son mari, car elle perdit non seulement tout ce qu'elle possédait, mais aussi son honneur, lequel était, à l'époque, aux dires de nombreux historiens, "le bien le plus précieux".
Marie est mon ancêtre. Quand, enfant, j'ai entendu pour la première fois des bribes de son histoire, j'ai été touchée par le destin de cette femme trompée et déchue qui, je l'ai appris plus tard, vivait à une époque où les femmes étaient jugées coupables des écarts de conduite de leur mari.
Tout au long de ma vie, épisodiquement, il m'arrivait de penser à Marie. Plus je vieillissais, plus le destin tragique de cette femme me touchait car, c'est un truisme de le souligner, les années exacerbent souvent notre sensibilité. J'ai donc essayé de reconstituer sa vie à partir de récits fragmentaires, de documents d'archives et d'écrits historiques. J'ignorais alors à quel point cette tentative de retisser les fils que la trame du temps a déliés était une tâche colossale.
Colossale, mais ô combien passionnante et instructive!
Marie Major m'a propulsée à une époque dont je ne connaissais auparavant que les héros de guerre ou les figures religieuses. Grâce à elle, j'ai appris ce que pouvait être la vie non seulement des Filles du roi mais, de façon plus globale, des femmes qui ont vécu au XVIIe siècle. Vies qui n'ont rien à voir avec l'image manichéenne charriant l'idée qu'elles étaient soit des filles de joie, soit de saintes mères de famille. La liberté de plusieurs d'entre elles était soigneusement circonscrite. Il leur suffisait d'être un tant soit peu marginales pour être enfermées ou corrigées par leur mari avec l'assentiment des hommes d'Église. Il n'était pas bien vu non plus qu'elles affichent leur savoir. À un point d'ailleurs, écrit la professeure Josette Dall'Ava-Santucci, que l'on répétait qu'il "était grotesque pour une femme de savoir signer son nom, […] grotesque de vouloir lire, étudier, penser à autre chose qu'aux lancinantes magies d'amour et [aux] empoisonnements passionnels ". Quant au sort jadis réservé aux femmes adultères, c'est un euphémisme de dire qu'il était peu enviable.
Marie Major m'a entraînée dans les cours de justice où régnaient des méthodes inquisitoriales. Elle m'a ouvert les portes des prisons du XVIIe siècle et j'y ai trouvé une foule de gens emprisonnés pour des raisons qui nous apparaîtraient aujourd'hui saugrenues. J'ai été consternée par la dureté des mœurs et par la complexité des procédures judiciaires. J'ai été abasourdie de constater comment on gravissait les échelons de la hiérarchie sociale: un boulanger pouvait devenir juge, comme ce fut le cas pour l'un de ceux qui ont jugé le meurtrier d'Antoine.
Plus ma recherche avançait, plus je mesurais l'étendue de mon ignorance sur le XVIIe siècle, tant en Nouvelle-France qu'en France. Pour la combler, j'ai bénéficié du travail de nombreux historiens et historiennes qui ont écrit sur cette époque. Grâce à eux et à elles, j'aime passionnément l'histoire. Pas celle de la petite école où nous devions souvent ne mémoriser que des dates et des lieux de guerre ou des noms de personnages illustres, mais l'Histoire qui dévoile les mœurs, les croyances et les mentalités qui modulent le quotidien de gens moins connus certes, mais tout aussi importants et intéressants.
Vous serez sans doute surpris, comme je l'ai été moi-même, de découvrir certains faits tels que des animaux excommuniés par Monseigneur de Laval, certaines croyances magiques, des pendaisons par effigie, des corps jetés à la voirie, des suicidés emprisonnés, des méthodes de guérison déconcertantes, des castors dont on disait qu'ils étaient des poissons afin de pouvoir en manger le vendredi et durant le carême. Pourtant, tout cela, et bien d'autres choses encore, sont des faits historiques qui, s'ils ne servent qu'à nourrir la trame de ce roman, n'en sont pas moins véridiques.
Par ailleurs, il est des sentiments, des souffrances et des joies qui sont universels et intemporels. Ce qui se passe dans la tête d'un meurtrier, dans celle d'une femme trompée ou chez ceux qui sont victimes de calomnies ou ostracisés peut trouver des échos des siècles plus tard. Même si Marie a vécu il y a plus de trois cent cinquante ans, certains aspects de sa vie sont encore étonnamment actuels.
Bien sûr, de grands pans de la vie de Marie Major demeurent inconnus et l'imaginaire, dans ce livre, a très souvent dû se substituer aux faits vérifiés et vérifiables. Les faits imaginés sont toutefois vraisemblables car, motivée par le désir de connaître ce qu'a pu vivre Marie, j'ai tenu compte des réalités de l'époque. Par exemple, je ne peux prouver que Marie a été enfermée à la Salpêtrière, mais certaines recherches alimentent cette idée, dont celle de l'historien Yves Landry. Il écrit en effet qu'en 1668, année où est arrivée Marie, plusieurs filles provenaient de l'Hôpital général de Paris dont la Salpêtrière est une annexe . Par ailleurs, comme l'a écrit Noël Audet, la fiction "ne prétend pas dire autre chose que ceci: voilà des événements possibles, qui ont pu se produire, qui auraient pu à la rigueur se produire! […]. Et comment lui reprocher de dire ce qui est possible, d'autant plus que ces choses possibles décrivent souvent mieux notre réalité que les acteurs réels pris dans les événements réels. […] Le discours de fiction est un discours global qui embrasse la totalité de l'être humain, parce que son propos consiste à représenter de la façon la plus juste ceux qu'il met en scène, aussi bien dans leur extériorité et dans les conséquences de leurs actes que dans leur intériorité la plus secrète ".
De plus, même si Marie n'a pas vécu tout ce que j'ai décrit, d'autres femmes, à la même époque, l'ont expérimenté. Ainsi, c'est autour du personnage de Marie que se cristallisent différents aspects de la vie des femmes au XVIIe siècle.
Plusieurs autres personnages ayant réellement existé traversent ce roman et j'ai inséré, à la fin de ce livre, une courte biographie de chacun d'eux. C'est d'ailleurs en cherchant à connaître les personnes ayant été en contact, de près ou de loin, avec mes ancêtres que j'ai fait certains liens qui m'ont permis de mieux comprendre ce qui a pu se passer réellement, concernant, entre autres, la façon dont le meurtrier a réussi à se soustraire à la sentence de mort dont il fut l'objet.


Questions, commentaires, informations de la section collaboration: (Ajouter une note)

    1. Internet - Recensement de 1681 en Nouvelle-France, référant au chapitre IV du livre Histoire des Canadiens-Français de Benjamin Sulte, compilé par Jean-Guy Sénécal (senecal@gel.ulaval.ca) le 17 mars 1998.

    2. Tanguay - Volume 1, p. 533

    3. Internet - e-mail de Mona Andrée Rainville (veeren@videotron.ca) du 9 octobre 2002

    4. Internet - e-mail de Mona Andrée Rainville (veeren@videotron.ca) du 11 octobre 2002

    5. Internet - Recensement de 1681 en Nouvelle-France, référant au chapitre IV du livre Histoire des Canadiens-Français de Benjamin Sulte, compilé par Jean-Guy Sénécal (senecal@gel.ulaval.ca) le 17 mars 1998. Âgée de 41 ans.


    La dernière mise à jour de cette personne a été faite le 2018-10-29

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