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Courriel de Clément Plante


Description: Courriel de Clément Plante

Auteur: Clément Plante


Note: fyreboy@sympatico.ca


Courriel du 7 janvier 2004:

La petite histoire de la Seigneurie de Carufel que j'ai publiée en 1980 est en réalité la publication de textes que j'avais présentés sur des panneaux d'affichage lors de l'exposition que j'avais faite lors de la fête du 275ième anniversaire et pour la publication desquels textes notre petite société d'histoire avait obtenu une subvention, à la condition de les publier dans un très court laps de temps. C'est pourquoi, je n'y ai ajouté aucune référence. Par contre, je croyais que l'ascendance de Jean Sicard, telle que je l'ai publiée dans ma petite plaquette était connue des chercheurs, ce que je constate ne pas être le cas, si j'en juge par votre propos à ce sujet.
Pour vous renseigner la-dessus, je vous indique la source manuscrite à consulter. Au terme d'un voyage en France, en 1696, Jean Sicard avait rapporté avec lui les papiers de sa famille remontant à plusieurs générations, comme s'il était le dernier descendant de cette branche. Son père, Pierre Sicard de Carufel, était avocat au Parlement. On aurait pu penser, au point de départ, qu'il était le fils cadet d'une famille du Languedoc dont le frère aîné aurait hérité de la seigneurie et lui, obligé d'entreprendre une carrière militaire. C'est plausible, mais nous n'en savons rien, sauf qu'un fait est certain: il avait apporté ces papiers avec lui, pour prouver sa noblesse, donnant ainsi l'impression qu'il était le seul survivant de la lignée de son père.
Peu de temps après sa mort, soit le 12 avril 1743, pour régler sa succession, la famille fit faire un inventaire de ses biens par le notaire Antoine Puypéroux de Lafosse (aussi mon ancêtre). Dans cet inventaire encore au greffe de ce notaire, maintenant conservé aux Archives Nationales, à Montréal, sont énumérés tous les papiers en question. J'ai chez moi une photocopie de cet inventaire faite il y a une trentaine d'années, mais mal imprimée, de sorte que je n'ose vous retranscrire ici le contenu, n'étant pas certain de commettre des erreurs de lecture. Toutefois, en ce qui concerne Marthe de Saint-Paul, comme étant sa grand-mère, c'est l'ensemble des énoncés d'actes mentionnés dans cet inventaire qui permet de tirer cette conclusion. On y lit notamment:
- un testament de damlle Marthe de St-Paul femme de noble Jean de Sicard Sr de Carufel par lequel fait légat à nobles Charles, Pierre et Louis Sicard ses enfans et dudit Sr de Caruffel et fait héritier son dit mary en datte du 11me may 1664.
- un contrat de mariage de Mr. (lacune dans le texte) Mr Pierre Sicard, seigneur de Carufel et de Damlle Marthe de St-Paul mariée avec Damlle Marie de Fargues fille de noble Jacques de Fargues seigneur de Farguettes et de feue dame (de Bernadoie ?) du 5ième décembre 1663.
- un contrat de mariage de noble Jean Sicard Sr de Carufel et Damlle Marthe de St-Paull du 13e janvier 1630.
Par contre, l'information à l'effet que Marthe de St-Paul est la fille d'Abel de St-Paul n'est pas de moi.
En remontant votre lignée à partir de votre nom, je constate que vous descendez notamment de Louis Sicard et d'Agathe Béliveau. Ces personnages me sont bien connus, en ce sens que la première maison qu'ils ont habitée à Maskinongé était celle de Charles Béliveau et d'Agathe Marchand (ils y ont tenu un magasin, de 1800 à 1810), devenue une école en 1848 et démolie en 1901, pour être remplacée par une autre construction ayant servi d'école, qui est encore là et où j'ai fait mes études primaires (de 1953 à 1959).
Elle est située en face du Musée du Magasin général Le Brun où je tiendrai en 2005 la cérémonie du 300 ième de la concession de la Seigneurie de Carufel. Ce secteur de Maskinongé se trouve à être situé dans la Seigneurie de Carufel. En fait, c'est la première terre de cette seigneurie et, par conséquent, sa porte d'entrée. Voir site Internet de ce musée: www.mglebrun.com
Lorsqu'ils quittèrent cet endroit, Louis Sicard et Agathe Béliveau achetèrent une terre dans la concession du Ruisseau-des-Aulnes, à St-Justin, voisine de celle de ma famille (où je suis né). La maison est encore là. La terre et la maison sont ensuite passées dans les mains de leur fils Charles que l'on ne connaissait que sous le nom de Menon, puis de leur petit-fils Adélard, frère de votre Télesphore. Cet Adélard fut obligé de vendre en 1933, au pire de la crise économique, à Dieudonné Vermette, dont le petit-fils, Gilbert Vermette est encore à cet endroit comme agriculteur.
Lorsque j'étais jeune, nous avions une fois par année, en août, la visite d'un descendant de cet Adélard. Il se nommait Léopold, je crois.
Le père et le grand-père de ce Louis (deux Jean) demeuraient non loin du Musée du Magasin général Le Brun, mais leur terre était dans la Seigneurie de Maskinongé appartenant au début aux Petit-Bruno, puis aux Cuthbert de Berthier. Leur maison est disparue depuis très longtemps (vers 1890), mais j'en connais l'emplacement approximatif, du moins celle de leur terre.
Ce musée est propriété de mes amis Serge Martin et Gisèle Saucier et j'y fais régulièrement de l'animation, en plus d'y exposer beaucoup de choses qui m'appartiennent. Je vous recommande une visite, l'été prochain, après sa réouverture au public.

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