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Courriel de Maurice K.-Seguin


Description: Courriel de Maurice K.-Seguin

Auteur: Maurice K.-Seguin


Note: maurice_seguin@yahoo.com


Courriel du 18 janvier 2004:

Les Relations des Jésuites (en 1636), p.43, disent: « Le Gouverneur de Montmagny a fait ériger, en 1636 (après juillet, date de son arrivée en Nouvelle-France), un sépulcre et une nouvelle chapelle pour remplacer l’ancienne qui menaçait de s’écrouler. Puis on fit bastir une Chapelle, on a tasché de la changer en Église, l’augmentant de moitié ou environ ». Cette chapelle est bel et bien celle de Notre-Dame de Recouvrance (NDdR) qui menaçait de s’écrouler. Il est exact que cette chapelle en bois a été construite par Champlain en juin/juillet 1633 et qu'ìl ne s'est passé que 3 ans entre la construction originale et la nouvelle construction. Mais il y a eu de nombreux changements à Québec durant cette période et en particulier une augmentation très importante de l'ìmmigration des colons de Perche et de Poitou après la création de la "Compagnie particulière", ce rejeton de la "Compagnie des Cent-Associés" (et la "Compagnie particulière" se greffant à cette dernière) qui se charge de peupler rapidement Québec et Trois-Rivières. D'une part, il importe donc d'aggrandir la chapelle NDdR pour recevoir tout ce monde le dimanche et les
jours fériés, et d'autre part, ces constructions en bois ne durent pas longtemps à Québec à cause des intempéries et des vents violents. À preuve, Champlain doit faire rénover l`Habitation à au moins 6 reprises entre 1608 et 1633 (fréquence de reconstrution/rénovation : 3-4 ans) et le fort Saint-Louis à 4 reprises (1620-1634 ; fréquence de rénovation/agrandissement : 3 ans). Donc, la restauration de NDdR commandée par la Gouverneur Charles Jacques Huault de Montmagny est dans la norme prévue de l'époque.
En référence au document relatif à la réserve de Louis d’Ailleboust de Coul(l)onges et d'Argentenay (2 février 1649), voici le statut généralement accepté. Il est exact que la chapelle dite de Champlain figure dans les deux documents suivants : 1) Le document de G. F. Faribault qui se lit comme suit : « .... la concession de la réserve d’Ailleboust en date du 2 février 1649, est située à un chemin qui est entre la dite terre et la chapelle de Champlain ». Toutefois, la dite chapelle Champlain est raturée et remplacée par la Grande Place, et 2) Dans l’acte de concession de Mathieu Hubou(st) des Long Champs (15 juillet 1661), il est écrit : " ... où est bâti de front la chapelle appelée vulgairement la chapelle Champlain ".
Ce sont là les deux documents les plus importants en ce qui concerne l'existence, sinon la localisation, de la chapelle de Champlain. Je pense que le document No : #2 ne nécessite aucune interprétation si ce n'est pour le terme " de front " qui d'après les linguistes du Francais du XVII ème siècle veut dire "vis-à-vis" ou "en face de". Quant au document No : #1, il comporte une ambiguité, savoir le terme raturé de "la dite chapelle Champlain" remplacé par "la Grande Place". Cette "Grande Place" occupait alors une partie de l'emplacement de l`Hôtel-de-Ville actuel. On peut interpréter ce "biffage" du notaire de 2 facons : a) La "Chapelle de Champlain" était déjà disparue ce 2 février 1649, ou b)la "Grande Place" situe mieux ou se trouve plus proche du terrain en question. Personnellement, je suis porté à accepter la seconde interprétation parce que le document de G. F. Faribault mentionne encore l'existence de la chapelle Champlain le 15 juillet 1661.
En 1649 tout comme en 1661, il n`y a, de facto, référence qu'à la chapelle de Champlain et non à son tombeau/sépulcre. Rien n'indique que la sépulture de Champlain se trouve encore là, si ce n'est que, je ne vois personnellement pas le but de maintenir une chapelle particulière en un lieu spécifique si les restes mortels ne s`y trouvent plus dessous. C'est mon opinion et celle de nombreux autres chercheurs antérieurs, car je ne voudrais surtout pas m'attribuer cette conclusion.
Ce dont on est certain c'est que le 14 juin 1641, donc moins d'un an après l'ìncendie de la chapelle Notre-Dame de Recouvrance (NDdR) et de la chapelle de Champlain, Monsieur Francois de Ré (Derré/Deré), dit sieur de Gand, est inhumé aux côtés des restes mortels de Monsieur le Gouverneur (Champlain). La seule interprétation que l'on puisse faire à ce moment est que les restes mortels de Champlain sont encore enfouis au même endroit que la construction de la chapelle par Monsieur le Gouverneur (1636-1648) Charles Jacques Huault de Montmagny à l'été 1636, mais que la chapelle dite de Champlain n'est pas nécessairement reconstruite à cette date (i.e. 15 juin 1641)[réf. plan de Québec, Jehan Bourdon 1640/41]. Il en va de même pour l'ìnhumation du père Jésuite Charles Raymbault en 1642.
Il est fort probable que Monsieur le Gouverneur C. J. H. de Montmagny ait fait reconstruire la chapelle de Champlain avant la nouvelle église Notre-Dame de la Paix (NDdlP), une telle construction étant nettement moins coûteuse et surtout non liée aux volontés des Jésuites qui commencent à s'accaparer et contrôler tout ce qui concerne les oeuvres matérielles et spirituelles de la paroisse Notre-Dame de Québec jusqu'à l'arrivée des Sulpiciens, et en particulier de l'abbé Gabriel Thubières de Queylus, leur premier opposant de taille.
Quant à la construction de l’église Notre-Dame de la Paix, elle débute en fin 1646, dépendant de la disponibilité des soldats envoyés aux frais de la reine Anne d'Autriche (épouse de Louis XIII) en partie à cet effet et en partie pour aider la contruction des missions en Huronie/Wendake.Il est certain que sa contruction finale a lieu après 1650, car la messe de minuit (25 décembre)de l'an 1650 est célébrée dans l'église paroissiale encore inachevée [sous les gouvernements de Charles Jacques Huault de Montagny et de Louys d'Ailleboust de Coul(l)onges et d'Argentenay et les tiraillements des Jésuites].
Pour ce qui est de la chapelle des Récollets (dite de Québec) en basse-ville, elle semble avoir été utilisée pour le culte baptiste en 1630-31 sous l'occupation anglaise (réf. Sir David Kirke, Governor of Newfoundland), et son incendie accidentelle remonte à la fin de 1631 ou au début de 1632.
Il est presque certain que Champlain originait d'une famille huguenote de Xaintonge [bien
que ce ne soit pas prouvé], mais vers 1609-1610 (à l'âge de circa 31-32 ans), il est défitivement passé au catholicisme car : 1) il essaie, dès 1609, d'ìntéresser le père Pierre Coton, Supérieur des Jésuites à Paris, à venir humaniser, acculturer et évangéliser les Amérindines des rives du Saint-Laurent, 2) il contribue personnellement à la conversion (1611-1614) de son épouse, Élaine Boulay, qui est alors officiellement huguenote, et 3) en 1614, il fait des démarches à Brouage et
Saint-Denis (banlieue de Paris) pour intéresser et faire venir en Nouvelle-France des missionnairse Franciscains récollets.
Comme Champlain était définitivement un sujet catholique à sa mort (il est décédé dans la maison des Jésuites) et que ses funérailles ont eu lieu suivant les rites catholiques, il ne pouvait définitivement pas être enterré dans un cimetière protestant d'après les conventions religieuses de cette époque. Les données présentées dans Le Régime français, vol. 1, p. 126 et le Dictionnaire biographique du Canada, p. 147 ne sont valables que pour la période de sa naissance et sa famille {e.g. son père, sa mère, sa tante qui vivra avec sa mère à la mort de son père (Anthoine Complain) et sa cousine germaine Marie Camaret). Quant à Élaine Boulay, on sait qu'après avoir abjuré le protestantisme (calbvinisme)elle devint une religieuse chez les Ursulines de Meaux dont elle fonda le monastère. En fait, sa mère (d'Élaine), Margueritte Alix-Boulay, était issue dùne famille catholique, mais son père, un notable et premier secrétaire ordinaire du Roy, était un Huguenot. Au début du XVII ème siècle, la coutume voulait que la femme embrasse la religion de son mari.
Il est certain qu'au moins entre 1631/32 et 1670, il n`y a pas ni chapelle ni église en basse-ville [réf. Journal des Jésuites]. Les gens qui habitent la basse-ville commencent à se plaindre d'une telle lacune vers 1679, à cause disent-ils, de l'accès difficile à l`église-cathédrale paroissiale de l'Immaculée Conception de la Vierge en haute-ville aux personnes âgées et surtout durant la saison d`hiver.
Les négociations entre le Conseil du Syndicat de Québec, l'évêque, les curés de la paroisse, les autorités civiles, les marguilliers de l'église de la haute-ville, les habitants, etc ... tirent en longueur et ce n'est qu'en 1688 qu'est finalement construite l`église de l'Enfant-Jésus à l'emplacement actuel de Notre-Dame-des-Victoires à la Place Royale. Pour plus de détails sur les antécédants et l`histoire de la construction de cette église, réf. Luc Noppen [Les Églises de Québec].
À moins de trouver de nouveaux documents d`époque dans les Minutiers des notaires (en particulier dans Charles Becquet et Gilles Rageot), dans les Régistres des Églises de Québec, dans les archives des Franciscains récollets aux Trois-Rivières et à Saint-Denis en France, des Ursulines de Québec (sur la rue Donnacona, Québec), des Augustines Hospitalières de la Miséricorde de Jésus (20 rue Charlevoix, Québec), et enfin les 2 tomes manquants du Journal des Jésuites (1670-1755) ou des lettres inédites des Jésuites (archives de Saint-Jéròme, P.Q., et de Paris, France), je dirais que les chances de retrouver le tombeau de Champlain par recherches historiques sont relativement minces.


Essai sur Champlain (Essai sur la localisation de la sépulture de Samuel de Champalin):

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