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Courriel d'Hubert Houdoy


Description: Courriel d'Hubert Houdoy

Auteur: Hubert Houdoy


Note: hubert.houdoy@wanadoo.fr


Courriel du 5 octobre 2004:

...
Je ne suis pas généalogiste, mais j'ai quelques informations sur la famille Robertet. De même, vous signalez la mort de Gabrielle d'Estrées après un repas chez Zamet. Hors, Sébastien Zamet est cité dans des affaires patrimoniales d'Honoré d'Urfé et de son épouse Diane de Chateau morand.
Je vous met ces informations, issues de ma propre encyclopédie.
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Robertet
(a) A Montbrison, la maison des Robertet se trouve au 14 de la rue Martin Bernard, en face de la "maison aux lions". La famille détenait aussi le fief de Contéol, sur la paroisse de Bard.
(b) Jean Robertet ("second du nom" selon Jean Marie de La Mure) est secrétaire du duc de Bourbon, puis contrôleur général des Eaux et Forêts, Greffier de l'Ordre du Roy et du Parlement de Dauphiné, pour le roi Charles VII. A ce titre, il est en contact avec le peintre et enlumineur Jean
Fouquet. Ce dernier est l'auteur d'un portrait de Charles VII (huile sur bois, au Musée du Louvre).
(c) Frères dans les ordres.
- Pierre Robertet, frère de Jean, est maître de chour de Notre-Dame d'Espérance de Montbrison en 1474.
- Jacques Robertet, autre frère de Jean, est aussi chanoine à la collégiale.
(d) Florimond Robertet est un fils de Jean et devient secrétaire d'Etat à sa suite. Clément Marot a composé "La déploration sur la mort de Florimond Robertet".
(d) Charles Robertet, autre fils de Jean Robertet, est chanoine (1487) de la collégiale de Montbrison, chanoine du Puy-en-Velay, juge des causes pies du comté et ressort de Forez, évêque d'Albi (à la mort du cardinal Louis d'Amboise), mort à Albi le 9 août 1515.
(e) Jacques Robertet, un autre fils de Jean Robertet, est sacristain, chanoine (27 mars 1483) de la collégiale de Montbrison. Il fait édifier un vitrail pour la chapelle Saint-Michel, création de son père, dans lequel il figure à genoux, en donateur, au pied de saint Jacques. Il est prieur à Saint-Rambert, chanoine à la cathédrale Notre-Dame de Paris et à Saint-Paul de Lyon. A la mort de son frère Charles (1515), il est évêque d'Albi, où il décède le 26 mai 1519. Son corps repose à la cathédrale d'Albi et son cour dans la collégiale de Montbrison, où il avait fait construire une
chapelle dédiée à sainte Cécile (patronne d'Albi).
(f) Un autre Robertet (Jean, fils de Florimond ?, chevalier conseiller du roi) fait partie du conseil du roi en 1558. En témoignent des lettres patentes relatives à la Bastie d'Urfé.
(g) François (frère ou fils de Florimond ?) est resté au service des Bourbon. Vers 1465, à Tours, Jacques d'Armagnac a commandé à Jean Fouquet l'illustration d'une traduction des "Antiquités judaïques" de Flavius Josèphe. A sa mort, elle fait partie de l'héritage du duc de Bourbon. A la
fin du premier tome des "Antiquités", François Robertet écrit de sa main : <>.
(h) Au pluriel, aurait pu désigner les trois frères de Limbourg. Ils sont les principaux illustrateurs (1413-1416) des Belles Heures Du Duc de Berry. Au singulier, peut désigner Jan Van Eyck. Avant qu'il ne se rende célèbre par l'invention de la peinture à l'huile et par ses retables, il réalisa certaines pages des Heures.
(i) En 1440, un Robertet certifie l'achat d'un registre testamentaire, à usage du chancelier du Forez.
- << L'an mil IIII° XL, le XV° jour du mois de may, a esté achepté ce présent papier pour Monsr le chancelier de Fourez pour registrer les testamens de Jehan de Tornon, marchant de Montbrison, la somme de cinquante solx, laquelle ledit chancelier a paie audit Jehan Tornon. Ainsi le certifie. Robertet. (Archives de la Loire, premier feuillet de garde du registre B. 1895 (1425-1441)>>.
(j) Prébendiers d'Albi. Il y avait une rente noble, dite "de Robertet" à Merlieu et à Bouthéon.
(k) Voir Hubert de Lévis. Tristan de Rostaing. André de Vitry. Isserpens. Soderini.
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Jean Robertet
(a) Jean Robertet, notable Montbrisonnais, fut secrétaire du duc de Bourbon, avant de passer au service du roi Charles VII. Il fut greffier de l'ordre de Saint-Michel et contrôleur général des Eaux et Forêts. Jean Robertet est mort en 1502.
(b) Jean Robertet, marié à Anne Briconnet est le père de Florimond Robertet (1458-1527) et de Charles Robertet, évêque d'Albi. Il est le grand-père de François et de Claude Robertet.
(c) A Montbrison, Jean Robertet fait construire la chapelle Saint-Michel dans la collégiale Notre-Dame d'Espérance où sont "inhumés son aïeul, son père, sa mère et sa femme".
(d) Un autre Jean Robertet, chevalier, conseiller du roi, maître ordinaire de la chambre des comptes, est le petit-fils du précédent. Marié à Anne de la Viste, il a donné le prénom de Florimond à son fils. La fille de ce dernier Florimond, éteint le nom de sa famille en épousant le seigneur de Mandelot, gouverneur de Lyon.
(e) Voir Hubert de Lévis. Tristan de Rostaing. Testament. Prébendiers d'Albi. Françoise Robertet. Gabrielle d'Estrées. Duc de Vendôme.
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Florimond Robertet
(a) A Montbrison, la maison des Robertet se trouve au 14 de la rue Martin-Bernard, en face de la "maison aux lions". Florimond Robertet est le fils de Jean Robertet et de son épouse Anne Briconnet. Deux de ses frères furent évêques d'Albi, en souvenir de quoi il fait édifier un vitrail
pour la chapelle de la collégiale de Montbrison, dédiée à sainte Cécile, patronne de la cathédrale d'Albi.
(b) Né à Montbrison en 1458, Florimond Robertet, baron d'Alluyer, fut secrétaire des Finances de Charles VII, de Louis XII et de François Ier. Sous le règne de Charles XII, en Italie, après le chute de Ludovic le More, Léonard de Vinci a été en contact avec le comte de Ligny et Florimond Robertet.
(c) Françoise Robertet est une fille (est-elle unique ?) de Florimond Robertet et de Michelle Gaillard. Montbrisonnais, Florimond Robertet est mort en 1527. "La déploration sur la mort de Florimond Robertet" est due à Clément Marot. Comme souvent, son fils se nomme aussi "Jean Robertet" et son petit-fils "Florimond Robertet".
(d) Avec Claude d'Urfé, Guillaume Budé, Anne de Montmorency et le chancelier Duprat, Florimond Robertet est représenté avec François Ier, dans la peinture illustrant une lecture de Diodore de Sicile par Antoine Macault. "La lecture de Diodore de Sicile" est au musée Condé, à Chantilly.
(e) Le château de Bury, près de Blois, est construit pour Florimond Robertet, vers 1510.
(f) En 1532, Jean Chauvet, qui habite le château de la Bruyère, à Saint-Romain-le-Puy, publie une "Elégie sur le trépas de Florimond Robertet".
(g) Un autre Robertet (François ou Claude) fait partie du conseil du roi en 1558. En témoignent des lettres patentes relatives au fief de la Bastie d'Urfé, alors tenu par Jacques I er d'Urfé.
- < envers le Roi, sous le nom et titre de seigneurie et juridiction de la Bastie, à la charge de faire exercer lesdites juridictions et de faire construire des prisons. (Fiefs du Forez)>>.
(h) Il y avait une rente noble, dite "de Robertet" à Merlieu et à Bouthéon.
(i) Voir André de Vitry. Isserpens. Tristan de Rostaing. Hubert de Lévis. Prébendiers d'Albi. Soderini. Condé.
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Sébastien Zamet
(a) Sébastien Zamet, manieur d'argent et d'affaires en tous genres, était capitaine et surintendant du château de Fontainebleau, sous Henri IV.
- C'est après un repas chez Sébastien Zamet que meurt la belle Gabrielle d'Estrées, maîtresse du roi Henri IV.
- Un Sébastien Zamet fut évêque de Langres de 1615 à 1654.
(b) Comment, en 1612, Sébastien Zamet a-t-il pu vendre à Honoré d'Urfé des terres du comté de Châteauneuf et de la seigneurie de Virieu-le-Grand dont Honoré était l'apparent propriétaire depuis le traité familial du 25 mai 1599 ?
(c) La division du pouvoir, du prestige et de la richesse, entre la bourgeoisie et la noblesse, se manifeste ici. Dans la nouvelle monarchie post-féodale, la société semble ne pas changer. Les ordres monastiques exigent de très nombreux quartiers de noblesse. Mais la façade sociale ne correspond plus à l'architecture. Les fastes de la vie de cour (Louis XIII, Louis XIV, Louis XV) ne feront qu'aggraver les choses :
- Honoré d'Urfé a des titres, la gloire des armes, celle des lettres, une généalogie flatteuse, largement inventée, mais il n'a pas d'argent ;
- Diane de Châteaumorand a des propriétés. En cas de besoin, elle peut les vendre pour générer des disponibilités financières. C'est ainsi qu'elle vend Vachères-en-Velay pour racheter Bâgé-le-Châtel. Mais, au quotidien, la dame de Châteaumorand vit à crédit ;
- Ange Morosini à Paris, Jacques Teste à Lyon et Sébastien Zamet à Fontainebleau ont des disponibilités financières. Ils sont bourgeois et banquiers, comme jadis Jacques Cour à Bourges, Jean du Verney à Montbrison ou Denis Trunel à Grézieux-le-Fromental. Ils les prêtent aux nobles, en accumulant les créances et les hypothèques.
(d) La plupart des ventes de seigneuries se font à réméré, c'est-à-dire avec la possibilité de racheter le domaine, parfois beaucoup plus tard, pour le même prix. Tant que le principe de la propriété privée n'est pas affirmé par la Révolution Française, la juxtaposition de la tenure féodale et de l'hypothèque bourgeoise entretient un véritable clivage des représentations. La circulation des liquidités, comme celle des créances et des dettes, est considérée comme appartenant à un autre monde que la circulation du sang bleu dans le réseau des alliances matrimoniales nobiliaires. Malgré la vénalité des charges, la noblesse est sensée ne pas s'acheter. Malgré toutes les reconnaissances de dettes qu'il peut signer, Honoré d'Urfé se
considère toujours comme le comte de Châteauneuf puis comme le marquis de Valromey.
Même lourdement endetté, . Ce qu'il y a de choquant dans la pratique de la redorure des blasons, pour les tenants de la réaction nobiliaire, c'est de transgresser un tabou. Pourtant, malgré les trois ordres de la division politique du travail, la Chrétienté n'a jamais constitué de véritables castes.
(e) Ange Morosini, bourgeois de Paris, se trouve détenteur de tout un ensemble hypothèques sur Châteauneuf et sur Virieu-le-Grand. Le 4 mai 1609, pour liquider ses créances, Morosini fait saisir le comté de Châteauneuf. Il lui est adjugé le 27 mars 1610. En toute logique du XIXème ou du XXème siècle, Honoré d'Urfé ne devrait plus se sentir comte de Châteauneuf. Mais l'abolition des privilèges n'a pas encore eu lieu. A la mort de Morisini, Sébastien Zamet est son légataire universel. Mieux introduit auprès du roi, Sébastien Zamet semble se faire plus pressant. Diane de Châteaumorand et Honoré d'Urfé creusent un trou pour en boucher un autre. Ils empruntent
20 000 livres à Antoine Godefroy, trésorier de France à Limoges. La somme est déposée chez Maillard, marchand de Paris. Devant notaire, au Châtelet de Paris, le 5 septembre 1612, contre les 20 000 livres, Sébastien Zamet rend le comté de Châteauneuf aux époux d'Urfé. Honoré d'Urfé et Diane de Châteaumorand sont mariés sous le régime de la communauté.
(f) De 1609 à 1612, Honoré d'Urfé n'a cessé de se considérer et de se comporter comme le comte de Châteauneuf, demandant même au roi le privilège de devenir le marquis de Valromey. Plus tard, dans une action en justice contre Jean-Claude de Lévis, malgré les documents officiels du parlement de Bourgogne, Jacques II d'Urfé prétendra que ces hypothèques, cette adjudication, cet héritage et ce rachat n'étaient que des faux. Leur but inavoué (Honoré et Diane) aurait été de faire passer le patrimoine de la maison d'Urfé dans celui des Lévis-Châteaumorand. Si une telle manouvre était délibérée, elle ferait du mariage d'Honoré d'Urfé avec Diane une affaire de cour (malgré voire contre leurs familles) plutôt qu'une affaire d'argent entre les deux familles.
(g) Pour l'histoire des faits économiques, c'est des années 1620 que l'on date les débuts de l'endossement des créances en France.
(h) Voir Valromey. Contradictions féodales. Vacance de la noblesse. Héritier universel.

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